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Mise à jour le 07-11-2010
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Les 4 grandes Ecoles de Karaté
Shito-ryu « l'art de l'esquive»

Kenwa Mabuni (1889-1952), né à Shuri ,Okinawa,
fondateur de l’école Shito-ryu, crée en 1938
Le Shito-ryu est un héritage du Shuri-té et du Naha-té . Ces techniques sont marquées par la subtilité. Comparativement à d'autres écoles elle peut manquer parfois d'expression de puissance mais elle le compense largement par la vitesse et la subtilité technique. Les adeptes de cette école excellent souvent dans les techniques qui s'appuient sur la mobilité du bassin, les déplacements du corps et les techniques de déviation des attaques. Lors de rencontres les courants des écoles Shito-ryu et Wado-ryu obtiennent souvent de meilleurs résultats. L'habileté technique du Shito-ryu est parfois qualifiée de surperficielle par les adeptes du Shotokan qui cherchent l'éfficacité par des positions plus basses.

Emblème de la famile Mabuni, aujourd'hui présent
dans toutes les écoles Shito-ryu du monde
Kenwa Mabuni ne se contente pas de juxtaposer deux courants, mais il systématise les méthodes d'entraînement avec un fondement rationnel et scientifique .Ces recherches lui ont permis s'améliorer et il a au cours de ses années affiné les techniques notamment dans les katas et c'est peu être cela qui donne à ce karaté son style pur et précis et son aspect esthétique .Les katas Shito-ryu sont aujourd'hui trés bien représentés dans les compétitions techniques.

Chojun Miyagi , ami de Kenwa Mabuni, le présente à
Kanryo Higaonna afin d'étudier l'art du Naha-té
Kenwa Mabuni nomma son style Hanko-ryu puis Shito-ryu en hommage à ces deux maîtres. En japonais le nom d’Itosu s’écrit avec les deux idéogrammes Ito et Su. L'idéogramme Ito se lisant également Shi.

Anko Itosu apporte le style Shuri-té étudié avec le
maître Sokon Matsumura (1800-1896) .
Celui de Higaonna avec les trois idéogrammes Higa, on, et na. L'idéogramme Higa se lisant également To.

Kanryo Higaonna apporte le style Naha-té et devient
après la mort de som maître Waichinzan
(expert de boxe chinoise : Quan-fa) l'expert le plus célèbre.
En japonais un même idéogramme peut se prononcer de plusieurs manières. Ainsi la combinaison des premiers idéogrammes des noms des deux maîtres forment le mot Shito , Shito-ryu signifie donc l’école issue des deux maîtres.

Il meurt le 23 Mai 1952, à l'âge de 63 ans. C'est son fils Kenei Mabuni qui lui succède à la direction de l'école centrale de Shitô-ryu.

Mabuni forma plusieurs élèves qui devinrent célèbres à leur tour :

Uechi Kanei (qui créa Uechi-ha Shito-ryu)
Sakagami Ryusho (qui créa Itosukai-ryu)
Hayashi Terue (qui créa Hayashi-ha Shito-ryu)
Tani Chojiro (qui créa Shukokai-ryu )
Kaneshiro Kensei (qui créa Tozan-ryu )
Kuniba Kosei (Seishinkai-ryu )
Iwata Manzo (Shitokai )

Après le décès de Kenwa Mabuni, ses deux fils Kenei et Kenzo, ont poursuivi l'enseignement du style de leur père. L’école Shito-ryu s’est développée principalement dans la région du Kansaï, au sud-ouest du Japon.

Soke Kenei Mabuni , 1er fils fils du fonfateur : l'heritier du Shito-ryu

Kenei Mabuni 10e Dan , 1er fils du fondateur,
né le 13 février 1918 à Shuri à Okinawa.
Il succède à Kenwa Mabuni à la direction de l’école principale du Shito-ryu. Dés son enfance, un grand nombre de karatéka fréquentait la maison et il a appris auprès de son père les différentes sortes de Karaté et le Jujutsu. C’est le maître Konishi qui lui a enseigné l’art du Kendo et le Judo. Il a appris de maître Seiko Fujita ce qu’est le Ninjutsu.

Maître Mizogushi et Soke Mabuni
Kenei Mabuni a aussi étudié les autres arts martiaux classiques. Il devient conseillé technique de la Fédération de Karaté Do au Japon et dans la commission de la Fédération de la ville d’Osaka. Il enseigne par la suite dans différents Dojo de Karaté do universitaires et entre autre au Yoshu-kan Dojo.En 1962, répondant à une invitation, il est allé enseigné au Mexique, et depuis en Amérique Centrale et Latine, dans différents pays d’Asie et en Europe.
Soke Kenzo Mabuni, le 2e fils du fondateur,

Kenzo Mabuni 10e Dan , 2e fils du fondateur (1927-2005)

Avec la permission de son père Kenwa il a joint l'école Shito-ryu quand il avait 13 ans et pendant plus de 60 années a enseigné et préservé un karaté Shito-ryu pur et vrai de la lignée de son père. Il a obtenu son SHODAN (1er Dan) 1 août 1943 et été JYUDAN (10ème Dan). Il est devenu un maître bien respecté non seulement au Japon mais également dans le monde entier.

Son organisation, NIPPON KARATE DO KAI (autrefois connu sous le nom de DAI NIPPON KARATE DO KAI) a été fondée par son père en 1939. Il a suivi exactement son programme, c'est pourquoi il l'a appelé SEITO SHITO-RYU ou SHITO-RYU PUR et VRAI.

En 1993, sur la demande de son bon ami Osamu Ozawa (maître de Shotokan), Kenzo Mabuni a voyagé à Las Vegas et a exposé le monde à Seito Shito (pur) Ryu, le karaté vrai de son père, Kenwa Mabuni. En avril 1994, Kenzo Mabuni a conduit des conférences à Albany, à New York et à Phoenix, Arizona.

L'organisation de Kenzo Mabuni, Shito-Ryu International Karate Do Kai, a maintenant des branches en Amérique du nord et du sud, Europe, en Asie et les régions d'Océanie.
Kenzo Mabuni souligne que le KATA est l'essence du karaté et dans la formation, on devrait suivre sa théorie : 75% Kata et 25% Kumite , sans compter le KIHON régulier (fondation de base du karaté ) , qu'il a exercé sous l'oeil attentif de son père.
Shotokan-ryu « l’école de la maison de shoto »

Gichin Funakoshi (1869-1957) né à Yamakawa ( Shuri ) - Okinawa,
fondateur du style Shotokan-ryu, crée en 1930.
 
Le Shotokan-ryu plus généralement appellée « Shotokan », fait partie des écoles de Karaté les plus répondues au monde. Le Shotokan est un héritage du Shuri-té et du Tomari-te. Cette école est marquée par positions dures et profondes, très basses, l’aspect de ses mouvements est très dynamique. Les gestes sont poussés presque jusqu’à la limite, ce qui rend difficile les variations et ne facilite pas l’évolution personnelle qui devrait normalement trouver sa place à partir d’un certain age. Actuellement, dans nombre de Dojo on trouve la photo de Gichin Funakoshi. Des centaines de milliers de karatékas à travers le monde se réclament du style « Shotokan » mais ils ignorent le plus souvent la façon dont pratiquait réellement Funakoshi père. Ils pratiquent en fait la technique de son fils Yoshitaka. Mais ce que l’on oublie, c’est que Yoshitaka était atteint de tuberculose, ce qui à l’époque signifiait condamné à plus ou moins brève échéance. Le sachant, il s’entraînait comme un fou afin d’atteindre le plus haut niveau possible avant sa mort.

Yoshitaka Funakoshi à l’époque ou il dirigeait
le Dojo Shotokan de Tokyo S’exerçant au Makiwara
Effectivement, il a réussi à atteindre un très haut niveau, mais en poussant l’entraînement à l’extrême voir l’épuisement…Son père visait le long terme, il est mort à quatre-vingt-sept ans. Yoshitaka lui est mort jeune vers 1948, il avait alors une quarantaine d’années. On peut s’interroger sur ce qu’aurait été son état de santé vers la soixantaine, vu la façon dont il s’entraînait ? Or de nos jours, des milliers de personnes s’entraînent comme si elles devaient jamais dépasser l’âge de trente-cinq ans ! De plus Yoshitaka était chef instructeur du Shotokan à l’époque de la seconde guerre mondiale. Ce contexte ne favorisait guère les recherches spirituelles.
Crée dans les années 1930 par Gichin Funakoshi (considéré comme le père du Karaté moderne), son enseignement à la base très proche des traditions Okinawaiennes et Chinoises, évolua rapidement surtout entre les années 1938 et 1945 vers un concept de Karaté plus sportif (orienté vers la compétition) que martial. Ce changement valut aussitôt l’hostilité des anciens maîtres d’Okinawa. La JKA « Japan Karaté Association » ou Nihon Karate Kyoukai en japonais voit le jour en 1949, fondée par Isao Obata, un des principaux disciples de Funakoshi. Elle introduit le « Jiyu-Kumite » dans les passages de grades en 1951, donc du vivant du maître. Obata, en désaccord avec la politique prônée par les « jeunes loups », Nishiyama et Nakayama, quitte la présidence de la J.K.A en 1954. Gichin Funakoshi meurt en le 26 avril 1957. Deux mois après ont lieu les premiers championnats du Japon qui seront remportés par Hirokasu Kanazawa…l’évolution est alors inéluctable.
Dés 1977, maître Hirokazu Kanazawa crée la SKI « Shotokan Karaté International » .Il est l’un des plus important et des plus appréciés ambassadeur du style Shotokan qu’il veut plus prés de la tradition tout en l’ouvrant sur des Championnats à caractères sportifs.

Emblème SKIF : Shotokan Karaté-do International
Gojo-ryu « la voie de la force alliée à la souplesse »

Chojun Miyagi (1888-1953 ), né à Naha - Okinawa,
fondateur du style Gojo-ryu créé en 1935.
 
Cette école prend ses origines dans le Naha-te de Higaonna Kanryo, alliant tout aussi bien la force « Go », à la souplesse « ju » .Chojun Miyagi adopte le nom de son école en partant des huit préceptes de l’art du combat « Kenpo taiyo hakku » qui se trouvent dans le livre traditionel du Naha-te appelé « Bubishi ». Et c’est à partir du troisième « Essentiels sont l’inspiration et l’expiration en force (go) et en souplesse (ju) » que C.Miyagi a formé le nom Goju auquel il a ajouté le suffixe ryu .

Les techniques de l’école Goju-ryu s’apparentent aux techniques de boxe (Quan-fa) du sud de la Chine, ou l’accent est mis sur l’utilisation des membres supérieurs. Les techniques de poings sont courtes et rondes, puissantes, recherches du corps à corps, positions statiques, coups de pied bas, maîtrise de la respiration et qui sont trés imprégnés des recherches sur l’énergie interne ( Qi-gong ).

Emblème du Goju-ryu
Bien que le nom de Goju-ryu représente la force et la souplesse, la prédominance de la force est indéniable dans cette école.

Le Karaté de C Miyagi est l’héritier direct de l’art du combat développé à Naha.
Ce cliché de 1914 montre un entraînement dans le Dojo de Chojun Miyagi.
Le maître se tient de face à gauche. A l’arrière plan celui qui effectue le coup
de poing au visage est Seikichi Togushi. Notez bien les tenues vestimentaires :
karaté-gi et ceinture en tissu nouée pour Miyagi, pantalon à l’occidentale
et ceintures de cuir pour les élèves.
Miyasato, un disciple de Miyagi, écrit : « Maître Miyagi nous entraînait de la manière suivante. En ce qui concerne l’attaque il fallait que nous puissions terrasser l’adversaire en donnant les coups de poing ou de pied sur n’importe qu’elle partie de son corps. En ce qui concerne le défense, il fallait nous renforcer pour être capable de faire rebondir les attaques reçues sur n’importe quelle partie du corps. C’est pourquoi il n’était pas rare de faire seulement un entraînement pour renforcer le corps, sans rien faire d’autrre. Le maître nous disait que le Karaté n’est rien de plus qu’une danse si le corps manque de puissance et de résistance. »
De fait, en suivant l’entraînement typique de cette école, de nombreux adeptes ont réussi à renforcer leur corps à un degré parfois surprenant.

Voici ci-dessous les noms et l’âge des principales figures de l’école Goju-ryu :
k. Higaonna 1852-1915. 63ans
C. Miyagi 1888-1953. 65 ans
S. Kyoda 1888-1968. 80 ans
S.Higa 1898-1966. 68 ans
S. Fukuchi 1919-1975. 56 ans


L’école Goju-ryu s’est principalement développée dans la région du Kansai (Kyoto, Osaka, Hyogo, etc.), car c’est là que se rendait le plus souvent C Miyagi lors de ses séjours à Hondo.
Wado-ryu « la voie de l'armonie »

Hironori Otsuka (1892-1982), né à Shimodate - Ibaraki
fondateur du style Wado-ryu créé en 1939.

Wado Ryu « la voie de l’harmonie ». Cette école est davantage basée sur la flexibilité et l’esquive que le Shotokan de maître Funakoshi. La Wado Ryu fut le premier Karaté japonais par opposition aux styles importés d’Okinawa.
Le Wado Ryu est le style qui utilise le plus les techniques du Ju Jitsu ( projection de l'adversaire ) .Il possède aussi des influences provenant du Kendo. C’est le seul style de Karaté ou le sabre est utilisé.
Le Wado-ryu est une synthèse du Judo, du Karate, de l'Aikido et du Kendo .

Emblème de l’école Wado-ryu
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