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| Mise
à jour le 07-11-2010 |
| Le
Karaté, une vieille histoire |
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Le
Karaté a une très vieille histoire et remonte
loin dans le passé à une époque ou la
loi n'offrait pas la même protection qu'aujourd'hui
.Ainsi l'autodéfense était vitale pour la survie.
Les premières traces de techniques de coups de poing
ou de pied, remontent jusqu' à la Chine ancienne ou
un moine bouddhiste Bodhidharma (également connu sous
les noms de Daruma en japonais, ou Da Mo) venu de l'Inde au
début du VI siècle, passa par le célèbre
« monastère de la jeune forêt» (Shaolin
en chinois, ou Shorinji en japonais).
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Bodhidharma (460-534) Moine bouddhiste
amena
en Chine les bases d’un art martial à main nue |
| Il
laissa à ses moines les premières techniques
appelées « boxe de Shaolin » (Shaolin-chuan)
ou encore (quanfa -méthode poings) et applicables au
combat à main nue. Le monastère fut réputé
au cours des siècles suivants pour les techniques de
combat craintes et respectées dans toute la Chine. |

La
porte du temple de Shaolin, situé dans la province chinoise
du Honan. Au centre de la Chine
Ce temple est considéré comme le berceau des arts
martiaux chinois, lesquels ont influencé
le karaté d’Okinawa.
Il y a encore quelques années
,le temple était en trés mauvais état.
Désormais ouvert au public ,il est en restauration. C'est
en 495 que l'empereur Hsiao-Wen fit
construire le temple. Selon un dicton chinois "tous les
arts martiaux connus sous le ciel sont
nés à Shaolin.Le Bouddhisme ch'an ou zen et la
boxe chinoise
constituent l'essentiel de ce que le temple a légué
au monde. |
| Ces
arts martiaux chinois (Wushu) furent longtemps connus en Occident
sous le nom de Kung-fu. Au japon elles devaient prendre le
nom de Kempo. |

Monastère
chinois de Shaolin, technique de boxe ancienne (Chuan-fa) |
Grâce
aux échanges commerciaux et culturels entre la chine
et l'île d'okinawa au sud du japon, un art martial du
nom d'okinawa-te « main, ou technique, d'Okinawa »
pris naissance. Cet art est un mélange entre la méthode
chinoise To-de « main chinoise » et les arts martiaux
existant sur l'île qui fut alors le creuset où
s'élabora la forme définitive de « l'art
de la main vide » avant que celui-ci ne trouve grâce
à l'impulsion japonaise un retentissement mondial sous
le nom de Karaté, ou Karaté-do.
Le port d'armes étant interdit au peuple, les arts
de combat connurent en 1429 un rapide développement
sous le règne de l'empereur Shohashi et aussi sous
l'occupation de l'Île par les Samouraï japonais
en 1609 après la conquête au pouvoir par Shimazu.
Les techniques de combat à main nue, devinrent réputées
et d'une efficacité meurtrière même face
à un guerrier armé.
L'okinawa-te se structura au XIX siècle en fonction
de trois pôles de base, les localités de Naha
(Naha-te), de Shuri (Shuri-te) et de Tomari (Tomari-te) ou
son enseignement et sa pratique restèrent secrets jusqu'à
la fin du siècle, date à laquelle les instructeurs
locaux estimèrent que les temps avaient suffisamment
changé pour qu'ils puissent désormais rompre
le silence sur les principales techniques de combat alors
connues.
Au début du XXe siècle l'étude de l'Okinawa-te,
au prix toutefois d'un certain nombre d'aménagements
excluant les risques de blessure, apparut dans les programmes
de culture physique des écoles de l'Île, comme
moyen d'éducation. La première démonstration
publique d'okinawa-te eut lieu en 1900 et les écoles
en firent une discipline sportive en 1901.
Itosu Ankoh (style Shorin, basé sur les déplacements
longs, rapides et légers) et Higaonna Kanryo (style
Shorei, surtout efficace pour le combat à courte distance
et plus en force) formèrent alors les hommes qui, un
peu plus tard, portèrent leurs techniques au Japon
et devinrent ainsi les chefs de file des principales écoles
actuelles.
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Gichin
Funakoshi (1869-1957) est le fodateur du Shotokan Karatédo,
Il est considéré comme le père du Karaté
moderne |
| 1915
– 1925 : L'ouverture de l'Okinawa-te vers l'extérieur
n'eut lieu que dans ces années grâce à
Funakoshi Gichin professeur à l'école supérieur
de pédagogie d'Okinawa, considéré comme
le père du Karaté actuel.
1916 : Gichin Funakoshi enthousiasma les
japonais par la 1e démonstrations de karaté.
1922 : Après une 2e démonstration
qu’il fit auprés du même public japonais,
il fut prié de rester au pays pour y enseigner. Funakoshi
coupa le lien avec l'origine chinoise et okinawaienne de son
art, en l'appelant Karaté, littéralement «
main vide ». Il en fit ainsi un symbole du combat à
mains nues.
1930 : La technique
qu'il enseigna fut nommée « Shotokan »
par ses élèves, du nom de la salle d'entrainement
ou le cercle, le club (Kan) ou exerçait le maître,
Shoto « le pin » étant le nom que Funakoshi
avait pris pour signer ses poèmes. Celui-ci y insista
d'emblée sur la valeur spirituelle des gestes qu'il
enseignait en y ajoutant le suffixe" Do», afin
de placer son art au niveau de celui des arts martiaux japonais
(Budo) et rappeler que son Karaté permettait lui aussi,
au même titre que n'importe quel Budo, une approche
de l'ancien esprit des Samouraï (recherche de la voie
philosophique à travers la pratique d'un art de guerre).
1936 : Ce fut le début du karaté
en tant que sport de combat. La nouvelle formule évitait
les risques de blessure et permettait l'organisation de compétitions.
Cette année vit aussi la première compétition
officielle de jiyu kumite (combat libre) auparavant on n’avait
jamais connu que des tournois de katas.
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Choki
Motobu (1870-1941) avait développé une forme
de karaté orienté
sur l’éfficacité en combat. En 1921, il
mit K.O un boxeur occidental,
ce qui renforça l’image du Karaté dans
le public japonais.
Choki Motobu est à gauche sur les 2 photos. |
Mabuni
Kenwa (1889-1952) apporta le style Shito-ryu et Miyagi Chojun
(1887-1953) fonda Goju-ryu. Toutes les écoles (Ryu)
avaient pris l'appellation de Karaté, en raison de
la publicité dont le nom bénéficiait
déjà. Ce fut dans ces années 1930 que
s'élabora, avec des apports propres aux Japonais et
sous l'impulsion de jeunes universitaires, le Karaté
dit moderne .L'évolution se poursuivait alors au sein
même du Shotokan, sous l'influence du fils du maître,
Funakoshi Yoshitaka, qui développa des techniques basses
et longues, avec recherche d'efficacité sur longue
et moyennes distances. |

Photo
des années 1930 montrant l’entente qui régnait
alors
entre les maîtres pionniers : Gichin Funakoshi est debout
à gauche,
Kenwa Mabuni du style Shito Ryu est assis. A l’extrème
droite,
l’un des fils de ce dernier, Kenei Mabuni, à ses
cotés Hiroyuki Konishi |
| 1960
: C'est ce Shotokan moderne qui fut, avec ses experts essaimant
dans le monde entier sous l'impulsion de la Japan Karate Association
(J.KA) dans les années 1960, à l'origine de l'intérêt
des non Japonais pour le Karaté |

Funakoshi
Yoshitaka (1906-1945), fut à l’origine d’une
évolution du Karaté Shotokan. |
| Otsuka
Hironori (1892-1981) cependant, déjà expert de
Jujitsu et qui avait étudié sous Funakoshi Gichin,
voulut en rester au style traditionnel introduit par ce dernier
et fonda le style Wado-ryu. |

Hironori
Otsuka (à droite) effectuant une démonstration
avec son fils Jiro
lors d’un championnat du monde de Karaté à
Long Beach (Etats-Unis) |
Shotokan,
Goju-ryu, Shito-ryu et Wado-ryu étaient alors les quatre
styles majeurs. D'autres apparurent et se développèrent
rapidement: ainsi le Kyokushinkai de Mas Oyama (1923-1994),
le Shotokai de Egami Shigeru (1912-1981), le Shukokai de Tani
Chojiro (1921-1998), le Shorinji-Kempo, etc. |

Shigeru
Egami, fut l’élève de Gichin Funakoshi. |
Reste
que près d'un siècle après la première
démonstration de Funakoshi Gichin au Japon, les efforts
des pionniers ont largement porté leurs fruits, et
de plus en plus nombreux dans le monde sont les karatékas,
âges et races confondus, qui partagent, parfois sans
le savoir, un héritage venu d'un très lointain
passé. |
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